Le parc à l’anglaise de “La Cude”

70 - Mailleroncourt-Charette

Situé dans le département de la Haute-Saône, le Parc de « la Cude » a pris le nom du lieu-dit relevant de la commune de Mailleroncourt-Charette. Sur une parcelle de 5 ha, il occupe le versant sud d’un petit coteau qui domine la vallée du Durgeon. Implanté dans la pente, il se poursuit par un espace boisé prolongeant les collections végétales. Il est doublement labellisé » : « Jardin remarquable » et « Jardin botanique de France et des Pays Francophones ». Le dénivelé rend difficile l’accessibilité PMR.

Historique

(EP) Au XVIIIe siècle, le site était occupé par une carrière de pierres calcaires (la castille) servant à la construction des maisons du village. Vers 1880, Ernest Folley acquiert ce terrain pour y planter et cultiver cinq hectares de pommiers. Cent ans plus tard, les arbres fruitiers, anéantis en totalité par le gel succédant à une montée de sève précoce, sont remplacés par une plantation de résineux. En 1995, François Folley fait le choix radical de créer un arboretum dont les collections ne cessent de s’agrandir depuis.

Descriptif

(EP) Ce parc s’appréhende en tant qu’arboretum dont la découverte progressive, la mise en scène du grand paysage et les allées tondues rases reprennent certains codes des jardins anglais. L’entrée est située en partie basse du coteau sur laquelle a été aménagé un petit chalet d’accueil. De là, s’impose la densité des plantations selon un parti pris dans lequel des essences variées, communes pour certaines, sont associées à des sujets plus rares, arbres ou arbustes se rapportant à diverses régions et divers continents. En empruntant les allées en lacets qui gravissent le coteau, la déambulation devient pittoresque, le panorama se dévoile au fur et à mesure sous différents angles. On peut observer à loisir plus de 1 000 arbres et arbustes, en forme libre, isolés, en bosquets : carouge à miel aux longues épines acérées, robinier doré, robinier faux-acacia, liquidambar formosana qui flamboie à l’automne, savonnier, marronnier parviflora, murier, magnolia parasol, Disamare…On peut remarquer qu’une disposition soignée, met à l’honneur les quatre conifères caducs : le Ginkgo Biloba, le Larix (mélèze), le Taxodium (cyprès chauve) ou le Metasequoia. Trois thématiques occupent des espaces dédiés. Celui des chênes compte une quinzaine de variétés : chêne à feuilles de bambou, chêne glauque, chêne bicolore…Dans celui des résineux se distinguent le sapin d’Espagne, le sapin de Chine (Cunninghamia lancealata) aux aiguilles longues comme une branche…Le troisième est réservé aux plantes de terrain acide dans lequel Hydrangeas, azalées et de magnifiques érables du Japon se développent à l’ombre. Selon les saisons, les sens sont mis agréablement en éveil : senteurs du Choysia ternata (Oranger du Mexique), goût des fruits méconnus du l'amélanchier du Canada ou de l’asiminier triloba. En tout quelques centaines d’arbres et arbustes d’essences variées, soigneusement étiquetés, font la richesse du lieu. La visite culmine au niveau d’un espace forestier qui renoue avec l’ambiance d’une forêt de résineux. Un parcours pieds nus et des interventions relevant du Land Art font partie des animations permanentes proposées dans ce lieu arboré.

Ouverture 2022

  • De mai à septembre, visite libre, individuelle, en famille ou commentée.
  • Horaires aménageables : consulter les propriétaires.
  • Conférence le samedi 21 mai à 14h sur le site du parc de La Cude :  Roland Motte parlera sur le thème « Les jardins face au changement climatique » ; organisation par les Amis de la Cude. Contact au 06 07 41 09 04 ; entrée payante.

Rendez-vous aux Jardins 2022

  • Journées sans rendez-vous.
  • Samedi 4, dimanche 5 et lundi 6 juin, ouvert de 10hà 12h et de 14h à 18h.  Visites commentées sur rendez-vous.

Infos Pratiques

Vidéo au fil d’une visite au parc de la Cude

Diaporama avec la main qui apparait en partie supérieure de chaque photo